Vendredi 17 Avril
Quelle tristesse...
Et voilà. Ce qu'on pouvait redouter, et même prévoir, est arrivé.
Alors que la France aurait pu vibrer pour une demi historique OM-PSG, qui était largement possible, on va s'éclater à regarder les Ukrainiens et les Allemands.
Dire adieu à la Ligue des Champions pour voir triompher les Chelsea, Barça et autres Manchester United, assez logique, en somme.
Mais être supplanté de la sorte (Paris perd 3-0 sur deux matchs, l'OM 4-1...) par des équipes ukrainiennes, dont tout le monde se moque en France lorsque le tirage est annoncé, c'est grave.
Car, aujourd'hui, après s'être demandé si le PSG et l'OM pouvaient légitimement aller au bout en Uefa, on est en droit de poser une question, simple. Le Championnat français est-il de niveau inférieur au championnat ukrainien ? C'est quand même fou de se dire que ce matin vendredi 17 Avril 2009, on serait plus heureux dans la peau d'un fan de foot ukrainien que dans celle d'un français.
Hier soir, l'heure était à la consternation. Consternés de voir que Giuly et Rothen n'étaient pas sur le terrain pour un quart de finale retour de coupe d'Europe. De constater que les joueurs du PSG lâchent le match (et oui l'état d'esprit de Liverpool est à une distance équivalente à celle entre la Terre et Pluton pour les joueurs parisiens alignés hier soir). Mais également de se rendre compte que nos gardiens français, que l'on dit si bons et supérieurs aux autres, n'ont pas sus être à la hauteur de leur réputation, en commettant des bourdes énormes (Landreau, 16', 61' ; Mandanda 30'). Et surtout de voir sur le terrain des joueurs, qui jamais, au grand jamais ne devraient être alignés dans des équipes comme Paris ou Marseille (Kaboré, Samassa) ! Je ne suis pas un spécialiste des équipes ukrainiennes, mais citez-moi un joueur de Donetsk ou Kiev inférieur à Samassa, je demande à voir.
Cela est bien la preuve que le problème du football français est bien plus profond que deux simples défaites à Kiev et au Vélodrome.
Comment l'OM, huit fois champion de France et seul vainqueur français de la Ligue des Champions, qui se targue d'un « A jamais les premiers » comme slogan, peut-il en être arrivé à avoir Samassa dans son effectif, sans personne derrière si ce joueur se révélait être à peine du niveau Ligue 2, comme c'est le cas ? Comment la seule solution pour le poste d'arrière droit s'est retrouvée hier soir être Kaboré ?
« On a joué de malchance »
Le jour où toutes ces questions ne se poseront plus, peut-être qu'un club français pourra à nouveau gagner un coupe européenne, ce qui n'est pas arrivé, faut-il le rappeler, depuis 1995 (Paris-Saint-Germain).
Mais le football français ne se remet pas en question. La preuve avec les déclarations d'après-match. Spécialités Ligue 1 : « On a joué de malchance. Au vu du match aller, on ne mérite peut-être pas de se qualifier pour les demi-finales mais on méritait de ne pas perdre ce soir. On avait joué un mauvais match, ça aurait pu faire mal, mais après le match qu'on vient de jouer, tout le monde a pu se rendre compte qu'on a juste manqué un coup.)» (Erik Gerets). Si même le grand tacticien belge nous sort des conférence de presse type Ligue 1 malchanceuse, où va-t-on, où va l'OM. La palme revient à Landreau et sa phrase à garder dans les annales de la bêtise. «C'est dur mais ça reste un parcours exceptionnel». Bravo Mickaël.
On parlait d'état d'esprit. Si Paris SG se contente de ce quart de finale, prétextant que la saison dernière était difficile, tant mieux pour eux. Ils sont juste ridicules par rapport au football ukrainien qui leur est supérieur. Pourquoi Bangoura joue-t-il à Donetsk alors qu'il était encore au Mans il n'y a pas si longtemps que ça ? Les techniciens et recruteurs ukrainiens seraient-ils meilleurs que les français ?
Daniel Riolo, journaliste expert en football, prône une révolution dans le football français pour le faire bouger, le faire évoluer. Je ne sais pas comment il veut faire ça, mais quoi qu'il en soit, si cela arrive, j'en serai.
T.G.
Sources Interviews : www.lequipe.fr
Quelle tristesse...
Et voilà. Ce qu'on pouvait redouter, et même prévoir, est arrivé.
Alors que la France aurait pu vibrer pour une demi historique OM-PSG, qui était largement possible, on va s'éclater à regarder les Ukrainiens et les Allemands.
Dire adieu à la Ligue des Champions pour voir triompher les Chelsea, Barça et autres Manchester United, assez logique, en somme.
Mais être supplanté de la sorte (Paris perd 3-0 sur deux matchs, l'OM 4-1...) par des équipes ukrainiennes, dont tout le monde se moque en France lorsque le tirage est annoncé, c'est grave.
Car, aujourd'hui, après s'être demandé si le PSG et l'OM pouvaient légitimement aller au bout en Uefa, on est en droit de poser une question, simple. Le Championnat français est-il de niveau inférieur au championnat ukrainien ? C'est quand même fou de se dire que ce matin vendredi 17 Avril 2009, on serait plus heureux dans la peau d'un fan de foot ukrainien que dans celle d'un français.
Hier soir, l'heure était à la consternation. Consternés de voir que Giuly et Rothen n'étaient pas sur le terrain pour un quart de finale retour de coupe d'Europe. De constater que les joueurs du PSG lâchent le match (et oui l'état d'esprit de Liverpool est à une distance équivalente à celle entre la Terre et Pluton pour les joueurs parisiens alignés hier soir). Mais également de se rendre compte que nos gardiens français, que l'on dit si bons et supérieurs aux autres, n'ont pas sus être à la hauteur de leur réputation, en commettant des bourdes énormes (Landreau, 16', 61' ; Mandanda 30'). Et surtout de voir sur le terrain des joueurs, qui jamais, au grand jamais ne devraient être alignés dans des équipes comme Paris ou Marseille (Kaboré, Samassa) ! Je ne suis pas un spécialiste des équipes ukrainiennes, mais citez-moi un joueur de Donetsk ou Kiev inférieur à Samassa, je demande à voir.
Cela est bien la preuve que le problème du football français est bien plus profond que deux simples défaites à Kiev et au Vélodrome.
Comment l'OM, huit fois champion de France et seul vainqueur français de la Ligue des Champions, qui se targue d'un « A jamais les premiers » comme slogan, peut-il en être arrivé à avoir Samassa dans son effectif, sans personne derrière si ce joueur se révélait être à peine du niveau Ligue 2, comme c'est le cas ? Comment la seule solution pour le poste d'arrière droit s'est retrouvée hier soir être Kaboré ?
« On a joué de malchance »
Le jour où toutes ces questions ne se poseront plus, peut-être qu'un club français pourra à nouveau gagner un coupe européenne, ce qui n'est pas arrivé, faut-il le rappeler, depuis 1995 (Paris-Saint-Germain).
Mais le football français ne se remet pas en question. La preuve avec les déclarations d'après-match. Spécialités Ligue 1 : « On a joué de malchance. Au vu du match aller, on ne mérite peut-être pas de se qualifier pour les demi-finales mais on méritait de ne pas perdre ce soir. On avait joué un mauvais match, ça aurait pu faire mal, mais après le match qu'on vient de jouer, tout le monde a pu se rendre compte qu'on a juste manqué un coup.)» (Erik Gerets). Si même le grand tacticien belge nous sort des conférence de presse type Ligue 1 malchanceuse, où va-t-on, où va l'OM. La palme revient à Landreau et sa phrase à garder dans les annales de la bêtise. «C'est dur mais ça reste un parcours exceptionnel». Bravo Mickaël.
On parlait d'état d'esprit. Si Paris SG se contente de ce quart de finale, prétextant que la saison dernière était difficile, tant mieux pour eux. Ils sont juste ridicules par rapport au football ukrainien qui leur est supérieur. Pourquoi Bangoura joue-t-il à Donetsk alors qu'il était encore au Mans il n'y a pas si longtemps que ça ? Les techniciens et recruteurs ukrainiens seraient-ils meilleurs que les français ?
Daniel Riolo, journaliste expert en football, prône une révolution dans le football français pour le faire bouger, le faire évoluer. Je ne sais pas comment il veut faire ça, mais quoi qu'il en soit, si cela arrive, j'en serai.
T.G.
Sources Interviews : www.lequipe.fr